Malgré le déploiement de la protection sociale, l’aggravation des situations d’exclusion conduit à la précarisation croissante d’une part de la société. Quels sont donc ces « nouveaux risques sociaux » ? Qu’apprenons-nous à l’écoute de ceux qui éprouvent le regard d’une société qui veut les éloigner et s’éloigner d’eux ? Comprendre avec eux les causes des formes nouvelles d’exclusion, les distinguer de la pauvreté, c’est mesurer combien, au fil des époques, l’exclusion et le sentiment d’appartenance sont les fruits d’une vision de la société et des « modèles » qu’elle impose.

Pour la première fois de leur histoire centenaire les SSF ont décidé de faire participer massivement les personnes les plus pauvres, celles qui sont les plus concernées par les mécanismes de solidarité mais qui le plus souvent ne participent pas à l ’élaboration des politiques sociales qui les concernent. Une séance plénière devant 3 000 personnes a permis à des personnes en grande difficulté de dire leurs combats au quotidien. Le samedi après-midi, quatre ateliers (sur la famille, le logement, l’immigration et l’économie solidaire ) ont été préparés et animés par des personnes en situation d’exclusion.

 

 

 

L’organisme porteur du projet :

Les Semaines Sociales de France

Chaque année, les Semaines Sociales organisent une session nationale de trois jours consacrée à une question sociale contemporaine en introduisant dans le débat public le témoignage de la pensée chrétienne. Ces sessions sont un lieu de formation, de réflexion et de débat à la recherche de solutions concrètes. Elles permettent un dialogue riche et actif entre les chrétiens et la société. Elles rassemblent près de 4 000 personnes.

www.ssf.org

Personnes concernées :​

Les 3 000 participants à la conférence plénière du samedi matin (puis quatre ateliers regroupant entre 300 et 800 personnes le samedi après-midi).

Les 250 personnes en situation d’exclusion qui ont aussi participé à la session.

Moyens mis en œuvre :

Durant l’année précédent la session, de nombreuses associations comme le Secours Catholique, ATD Quart Monde, Habitat et Humanisme, la CIMADE, Réseaux Chrétiens Immigrés, ont identifié les groupes de migrants susceptibles de participer, puis les ont réunis à de nombreuses reprises pour préparer les différentes interventions.

Cette préparation a été coordonnée par Valeur Plus (Denys Cordonnier).

Il a fallu aussi prévoir la logistique des déplacements des personnes concernées.

Calendrier du projet :

La session a eu lieu à Paris du 20 au 22 novembre 2009. La préparation avec les groupes de personnes en situation de précarité s’est étalée sur plusieurs mois avant l’événement.

Parmi les soutiens financiers du projet :

La Fondation Porticus (France) et l’Association Georges Hourdin.

Contact :

Semaines Sociales de France – 18 rue Barbès – 92128 Montrouge cedex – 01 74 31 69 00

Valeur Plus (Denys Cordonnier), denys.cordonnier@free.fr, 03 83 56 12 81