« Sans toit ni voix » : film documentaire sur les gens du voyage

Ce film a pour objet de permettre l’expression directe des gens du voyage sur leurs conditions de vie et leur demande de sédentarisation, leurs relations avec la population autochtone et celles, souvent difficiles, avec les élus des différentes collectivités territoriales et les représentants de l’État.

La démarche a pour but d’aider les personnes concernées à trouver une place de citoyen à part entière dans une société qui les rejette, de leur rendre leur dignité face aux élus et au reste de la population, de faire respecter la spécificité de leur culture.
Le film a été présenté au Festival des Gens du voyage à la Roche sur Foron (74) le 18 juin 2011.

Pour voir le film cliquer ICI.

La musique pour aider les jeunes

L’association se propose d’aider les jeunes à mettre en place des projets qui leur tiennent à cœur : certains choisissent de s’exprimer à travers le vecteur du chant, notamment du rap et du hip-hop.

Ce projet les aide à prendre conscience de leurs capacités et qualités et à se remotiver sur d’autres aspects de leur vie. Les jeunes se dépassent grâce à leurs créations (musique, écriture) et aux concerts qu’ils donnent (festivals, événements de l’arrondissement…).

« Construire des réponses aux situations de pauvreté à partir des propositions des citoyens concernés »

Le projet a pour but de faciliter l’expression des citoyens en processus d’exclusion, du fait de leur pauvreté, sur les points cruciaux de leur vécu et sur les solutions qu’ils proposent face à ces problèmes (très bas revenus, chômage durable, entraves dans l’accès à la formation, aux soins, à la culture … mais aussi déficit de reconnaissance sociale).
Les objectifs poursuivis sont de mettre en relief, à partir de situations précises, les capacités de proposition et d’organisation des citoyens en précarité, de permettre aux divers types de citoyens de vérifier que le dialogue entre eux et la construction en commun de réponses aux situations de pauvreté sont possibles, et d’amorcer des réalisations issues des propositions.

« Donner la parole aux habitants du quartier et leur permettre de s’impliquer dans l’action publique »

Le projet vise à donner la parole aux habitants du quartier en grande précarité afin que leur parole exprimée et construite de façon collective, produise des changements concrets, petits ou grands dans leur vie et leur environnement.

« Regardez-nous comme une chance », compilation de slams

Le projet avait pour but premier de réunir des jeunes militants issus du Quart Monde et d’autres jeunes autour d’une réalisation commune qui faisait sens pour eux : une compilation de slams sous forme d’un album CD. Il s’agissait de leur offrir un véritable moyen d’expression leur donnant l’occasion de témoigner de leur vie et de leurs espoirs.
Les jeunes ont éprouvé une grande fierté devant leur capacité à conduire ensemble, de bout en bout, un projet fédérateur qui doit leur permettre, par la suite, de créer des réseaux et de s’ouvrir au monde, tout simplement.

12e Festival de la rue

Ce festival qui a lieu tous les ans sous un grand chapiteau installé sur le parvis de Notre Dame à Paris est destiné à permettre aux personnes en situation de grande exclusion de se produire en public ( chanson, poésie, théâtre, … ) et d’exposer leurs œuvres artistiques. Il a aussi pour vocation de communiquer sur une façon d’envisager l’homme et la relation d’aide.

Aux personnes vivant « de » ou « dans » la rue, le festival permet donc de donner un espace d’expression, d’augmenter leur estime de soi et de révéler leur potentiel à leurs propres yeux.
Pour le grand public, le festival cherche à montrer la dignité intrinsèque de « ceux qui n’ont rien », de « ceux qui ont tout perdu », à rendre visible et pointer les dysfonctionnements de notre société par une manifestation publique autre que revendicatrice, à transmettre une vision chrétienne de l’accompagnement et à combattre les préjugés sur l’exclusion.

Agenda Hebdomadaire 2015

7% des personnes âgées de 16 à 65 ans sont en difficulté avec l’écrit et ne peuvent pas réaliser des actes simples de la vie quotidienne, comme payer une facture, lire un bulletin scolaire, un contrat de travail, le journal… ou encore lire des histoires à leurs enfants.

Pourtant “il n’est jamais trop tard“, disent les uns… “On peut réapprendre autrement qu’à l’école” disent les autres…

Comment faire savoir à des personnes qui se cachent derrière le mur de la honte que (ré)apprendre à l’âge adulte c’est possible…

C’est ce défi que se sont lancé des personnes qui ont fait le chemin de réapprendre en témoignant de leur parcours et de leur réussite.

Pour faire entendre leur voix, les apprenants-ambassadeurs du Morvan (association Par Chemins), en partenariat avec les autres apprenants de la Chaîne des Savoirs, ont réalisé un agenda hebdomadaire 2015 pour porter leur parole, leur expérience, leurs revendications.

Si Par Chemins a été le maître d’œuvre de ce projet, nombreux sont ceux qui s’y sont associés en déposant des textes, des illustrations, des pensées.

Amplification de la parole des Sans-Voix à Toulon

Le projet vise à donner un écho artistique de qualité à l’expression des personnes « sans-voix » sur des thèmes de société choisis par eux. Cette expression artistique doit pouvoir toucher le grand public mais aussi les institutions, les collectivités territoriales, les élus… Elle vient amplifier la parole construite en amont au sein du collectif des « Sans-Voix ». Cette amplification est expérimentée avec succès grâce  à  l’engagement bénévoles de « sans-voix », d’artistes, d’élus, d’associations.

Deux concerts d’une heure trente ont été donnés à l’occasion de « la semaine nationale de lutte contre le racisme et la discrimination ». Un CD de cinq titres a été produit.

Ateliers d'expression

Le projet vise à offrir la parole aux personnes exclues qui vendent le journal et, ainsi, pouvoir la médiatiser.
Au sein d’ateliers d’expression hebdomadaires, les personnes en situation de précarité peuvent trouver un cadre pour s’exprimer. Leur parole est ensuite publiée dans le journal.

Campagne « Ils sont nous »

L’OIP a lancé fin 2013 la campagne « Ils sont nous ». Pour montrer que la prison n’arrive pas qu’aux autres et bousculer les représentations. Parce que les clichés et stigmatisations sont tenaces.

Tout au long de cette campagne, des anciens détenus nous ont raconté leur parcours de vie. Ces entretiens ont été publiés dans notre revue et sur un blog, sur le site de Rue89. Elle s’est prolongée par des rencontres entre huit anciens détenus et huit écrivains, dont les nouvelles ont été publiées dans un livre « Passés par la case prison ».

Les textes et entretiens issus de cette campagne nous montrent l’envers du fait divers et font émerger l’humain derrière les stéréotypes de « monstre » ou de « racaille ». Parce qu’aucun de nous ne peut être réduit à un seul acte, ni même à un seul choix. Emergent aussi des contextes sociaux, des familles dépassées qui ne voient pas, une école qui discrimine, un quartier où l’illégalité est banalisée, une justice qui assène ses coups… Des contextes dans lesquels a prospéré la pire des réponses, celle qui rend plus seul, plus pauvre, plus violent et plus inadapté à la vie sociale : la prison.

Cause commune

Cause commune est une démarche de mobilisation et de regroupement d’habitants de quartiers populaires pour qu’ils agissent ensemble en vue de l’amélioration de leurs conditions d’existence et celles de leurs concitoyens.

Chorale « Au Clair de la lune »

La chorale Au Clair de la lune donne la possibilité aux personnes de la rue de participer à une activité qui leur permet de se « resocialiser », de retrouver des repères (assiduité, règles de la chorale…) et se sentir mieux grâce aux vertus de la musique et du chant.

Elle est née de la rencontre entre un bénévole et une personne de la rue qui souhaitaient rendre hommage aux personnes sans domicile en chantant lors de leur enterrement.

Depuis, la chorale est en lien avec le collectif Les Morts de la rue.

Au Clair de la lune intervient également lors d’événements (Journées de Caen, forums, animation de soirées, …) ou dans des structures médico-sociales (associations, maisons de retraite, …) afin de promouvoir l’insertion par la musique et de créer une bonne ambiance.

Co-formation « Précarité et santé : se former ensemble entre professionnels et personnes en difficultés sociales »

Ces 3 journées permettent à des professionnels et des personnes en difficultés sociales de se former ensemble sur les questions liées à la santé. Chaque participant est à la fois formateur et formé.

L’objectif est de partager, de mieux comprendre les logiques et représentations des uns et des autres et de provoquer des prises de conscience, notamment chez le personnel soignant.

Ensemble, les participants trouvent des pistes de solutions pour mieux communiquer et mieux se comprendre.

Colloque : « La rue : y tomber, y vivre, s'en sortir et ne pas y retomber »

Le colloque s’est tenu sous forme de 4 séances : des échanges d’expériences sur les formes d’exclusion dans les différents pays, les innovations dans la lutte contre l’exclusion, les processus dans la disqualification sociale et l’inclusion, les politiques et la lutte contre l’exclusion.

Il avait pour but de mutualiser les expériences de lutte contre l’exclusion pour agir autrement. Pour cela, l’équipe de préparation a voulu mettre en valeur des formes nouvelles de lutte contre l’exclusion et créer un réseau d’échanges et de savoir. Enfin, elle a souhaité impulser une nouvelle réflexion sur l’évolution des politiques publiques.
L’aspect primordial de ce colloque était de permettre à des personnes vivant ou ayant vécu des situations d’exclusion de participer à la réflexion et à l’élaboration du contenu du colloque et de prendre la parole en tant qu’intervenantes, au même titre que des chercheurs, des travailleurs sociaux ou des politiques.

Croisements des savoirs et des pratiques

Le projet vise à permettre aux personnes en situation d’exclusion et aux travailleurs sociaux de réfléchir ensemble pour trouver les moyens d’éliminer les situations de précarité. Par leur expérience, les personnes en grande difficulté ont une connaissance unique et indispensable qui permet de trouver des solutions et d’agir en vue d’éliminer la pauvreté.

L’objet du projet est de rechercher le changement des pratiques sociales grâce à la connaissance réciproque des personnes en grande pauvreté et des professionnels.

Le projet prend la forme concrète d’ateliers d’échange et de réflexion. La démarche est précédée par une formation des personnes participantes.

Diaconia 2013, Groupe de travail « Place et Parole des Pauvres »

Le projet Diaconia 2013 met en œuvre une réflexion et des rencontres autour de la fraternité, du service des plus fragiles, de la charité et du lien social. Il considère que le partage fraternel avec les plus fragiles et l’engagement social des chrétiens sont vitaux pour le développement de tous les humains, proches ou lointains.

Le groupe de travail « Place et Parole des Pauvres » cherche à permettre à des personnes en précarité d’avoir la parole et de réfléchir à ce qu’elles veulent vivre dans la démarche Diaconia, faire des propositions et participer pleinement à leur mise en œuvre.

Pour cela, des groupes associant largement les personnes en situation de fragilités se constituent au niveau de chaque diocèse. Il s’agit de travailler ensemble pour trouver un langage compréhensible par tous et de permettre d’exprimer l’idée que les pauvres ne sont pas seulement des gens qui ont besoin d’être aidés mais des personnes qui ont des richesses à partager.
Pour soutenir les groupes, une démarche de « formation/action » permet d’accompagner leurs animateurs jusqu’au terme du projet lors du rassemblement de Lourdes en mai 2013.

Etude : « L’accès aux télécommunications : la parole aux personnes en situation de précarité »

Le fossé de l’accès aux télécoms, qui se manifeste à la fois dans une moins bonne connaissance des outils numériques et dans le sous-équipement des foyers, ne cesse de se creuser. Or, subir ce fossé c’est s’éloigner plus encore du marché du travail, distendre les liens sociaux et avoir une possibilité de s’informer nettement restreinte.

Dans la continuité de la réflexion engagée avec des partenaires autour des solutions locales et des orientations nationales qui pouvaient être mises en place pour encourager l’accès et la maîtrise des nouvelles technologies, l’ANSA a souhaité consulter directement les utilisateurs à petits revenus. Car analyser les besoins pour rendre les télécoms accessibles à tous sans écouter les premiers concernés par la “fracture numérique” serait non seulement absurde mais également inefficace.

Cette contribution est le produit du travail mené avec 80 utilisateurs des télécoms en France, âgés de 18 à 76 ans : jeunes accompagnés par les Missions locales, allocataires du RSA et personnes âgées. L’ANSA s’est appuyée sur la parole des utilisateurs pour identifier leurs usagers, les difficultés qu’ils rencontrent et leurs perceptions des offres sociales.

L’objectif étant d’appuyer les pouvoirs publics et les opérateurs dans le développement de solutions innovantes pour répondre au mieux aux besoins des usagers.

Évaluation et valorisation des compétences sur le métier d’emploi familial dans le secteur de l’insertion par l’activité économique

Le projet a pour but de partir des compétences des personnes pour construire leur projet professionnel, d’évaluer et valoriser ces compétences acquises tout au long du parcours d’insertion pour faciliter l’accès à la formation et à l’emploi, notamment dans les associations de « service à la personne ».

L’objectif final est de créer le contenu et l’architecture d’un « Passeport de compétences » mis à la disposition des demandeurs d’emploi accompagnés ou non .

La démarche du « Passeport de compétences » veut développer l’appétence à la formation, valoriser les personnes, favoriser la transférabilité des compétences tout au long de la vie, donner une lecture objective de ce que savent faire les personnes à leurs futurs employeurs.

Festival d’Education Populaire Dire Le Monde 2011 : « faire société dans la France d’aujourd’hui » en Loire Atlantique et Maine-et-Loire

Le projet a pour but de mettre en débat les conditions nécessaires à une mobilisation des citoyens dans l’objectif de valoriser les capacités de tous à comprendre le monde et à échanger au sujet de cette compréhension.

L’action consiste à former des équipes d’intervention, à produire des situations d’étude et à organiser des séances-débats multiples en utilisant la méthode du théâtre forum. La démarche veut permettre la recherche collective sur des alternatives à des situations vécues par la population visée, là où elle vit, à valoriser les capacités de celle-ci à comprendre le monde et à s’engager dans un rôle d’artisan social, à convaincre ces personnes que certaines réalités de leur quotidien ne sont pas fatales.

Film documentaire « Les Amoureux au ban public »

Le projet global est une campagne de sensibilisation à l’aide d’un documentaire qui compile les témoignages de treize couples franco-étrangers. Ce film aborde les difficultés qu’ils rencontrent pour mener une vie familiale normale sur le territoire français.

Pour voir, la bande-annonce du film, cliquez ici

Formation « Recherche Action TAE, réussir l’intégration de tous »

A partir des fonctionnements innovants mis en place par TAE, le projet est de rassembler des entreprises dites « classiques » pour rechercher avec elles les moyens d’intégrer des travailleurs en situation d’exclusion et de les soutenir dans cette voie. Ce travail d’étude et de recherche se conclut par un colloque de façon à retransmettre publiquement les éléments forts issus de la démarche. L’expérience est également partagée lors d’une rencontre internationale d’ATD Quart Monde portant sur des projets d’activités économiques dans plusieurs pays.

Le projet aboutit à la rédaction d’un « livre blanc » sur  ces échanges de savoirs et d’expériences et l’élaboration d’une méthode de relecture croisée des pratiques d’entreprises.

Groupes de recherche « Pour vous, qui suis-je ? »

En raison de leurs conditions d’existence, les personnes les plus pauvres font une expérience de Dieu tout à fait singulière. Convaincue que celles-ci sont un ferment pour la société, l’association a pour objectif de permettre la transmission de leur parole aux Églises.

Il s’agit donc d’approfondir la foi chrétienne à partir de l’expérience du malheur, de l’abandon et de la désespérance, et de permettre une réciprocité dans la réflexion.

Journée « Portes ouvertes dans les ateliers »

A l’occasion de la sortie du livre « L’entreprise réinventée » (Gérard Desmedt- Les Éditions de l’Atelier), TAE a organisé une journée « Portes Ouvertes dans les ateliers » de travail de façon à mettre en lumière le projet et promouvoir les idées et valeurs dont il est porteur.

La journée proposait la visite des locaux ponctuée par des ateliers de découverte des différents métiers (informatique, bâtiment, ménage/cuisine). Un buffet confectionné par les salariés a permis d’échanger de manière conviviale à l’heure du déjeuner. Une table ronde sur le thème « L’emploi pour tous, quels défis à relever ? », introduite par un groupe de TAE, a réuni l’auteur du livre et d’autres intervenants.

Journée nationale 2011 Habitat et Humanisme

Cette journée avait pour but de réunir tous les acteurs de l’association, à l’occasion de ses 25 ans, pour « faire mouvement » autour de ses valeurs et d’initier une dynamique nouvelle de participation des « personnes logées » à la vie de l’association.

Il s’agissait également d’expérimenter pendant l’année préparatoire et au cours de l’évènement, le « vivre ensemble » prôné par Habitat et Humanisme.

Le dire pour agir

Ce projet propose des espaces d’expression pour écrire les souhaits, désirs et utopies des personnes vivant l’exclusion et la pauvreté, mais aussi leurs idées, leurs engagements et leurs moyens pour s’en sortir. Les expériences vécues, les points de vue et les propositions sont relayées auprès des pouvoirs publics pour faire pression sur les décideurs et, auprès du grand public, pour sensibiliser l’opinion.

Il s’inscrit dans une démarche éducative qui contribue à développer la citoyenneté: la personne qui écrit devient actrice du projet de société qu’elle souhaite construire.

La parole des personnes vivant l’exclusion construit alors l’avenir de la solidarité.

Marche de lutte contre la pauvreté

Le Collectif vise à générer les conditions nécessaires à ce que chacun puisse vivre dignement sans pauvreté en Rhône-Alpes et à obtenir des changements, notamment dans les politiques publiques locales, à travers la mobilisation collective du plus grand nombre.

Après la marche régionale de l’été 2010 et la rédaction d’un Livre blanc, porteur de propositions et de revendications ciblant des causes de la pauvreté dans la société, une nouvelle marche a été organisée en 2011.

Son slogan était « pour tous, la garantie d’un revenu stable, un logement choisi et décent, l’égalité d’accès aux soins ».

Mettre les mots de la pauvreté et de la dignité au centre du Festival du Mot 2012

A l’occasion du Festival du Mot 2012 à la Charité-sur-Loire, les organisateurs ont décidé de convier Martine Le Corre, militante d’ATD Quart Monde, comme invitée d’honneur. Ils ont ainsi souhaiter placer au cœur du Festival les problématiques de ceux qui souffrent de pauvreté.

Dans ce cadre, une rencontre publique a eu lieu autour de Martine Le Corre sur le thème : « La force des Mots » ou comment s’approprier les mots pour gagner en autonomie et en liberté, lutter contre la fatalité de la misère par le langage, prôner la culture et l’enseignement plutôt que l’assistance et la charité. Les mots peuvent permettre de sortir de la précarité et du désespoir qui l’accompagne.

Par ailleurs, la projection du film « Joseph, l’insoumis », consacré au Père Wresinski, fondateur d’ATD Quart Monde, a donné lieu à une table ronde avec les acteurs du film et des militants du mouvement.

 

Migrants, un avenir à construire ensemble (85e session - 2010) Participation des personnes issues de l’immigration

Non seulement il s’agit de regarder l’avenir à long terme, mais d’inventer, migrants et citoyens du pays d’installation, une culture commune,cette culture de la fraternité, qu’évoque Benoît XVI dans sa lettre pour la Journée des Migrants : « La fraternité humaine est l’expérience, parfois surprenante, d’une relation qui rapproche, d’un lien profond avec l’autre, différent de moi, fondé sur le simple fait d’être des hommes ». Comme en 2009 pour la session sur « Les nouvelles solidarités » les SSF ont décidé que les débats ne porteraient pas « sur les migrants », mais « avec les migrants ».

Il ne convient pas seulement de réfléchir à l’avenir des migrants dans notre pays, mais à son avenir avec ses migrants, dans un monde de demain marqué par l’accroissement des échanges, et par l’importance « d’appartenances ouvertes » fondées sur une culture propre et accueillante à une culture étrangère.

La session donne largement la parole aux personnes issues de l’immigration, afin de mieux comprendre leurs parcours et leurs situations. Cela est en effet indispensable pour mettre fin aux préjugés, appréhender de façon sereine cette question des migrations et réaliser la richesse que constitue pour une société la diversité des profils et des cultures.

Mise en place d’une méthodologie de préparation et d’animation du Colloque des Universités Populaires des Parents

Le but du projet est de donner la parole à des parents en situation d’exclusion afin qu’ils apportent leur point de vue et leur perspective sur la parentalité.

Il s’agit de leur permettre, en s’appuyant sur les résultats d’une recherche réalisée par eux-mêmes avec l’aide méthodologique d’un universitaire, de débattre avec d’autres acteurs (élus, enseignants, travailleurs sociaux, …) pour une meilleure compréhension des uns et des autres et l’émergence de projets d’éducation en commun.

Au cours du colloque, les parents doivent pouvoir retrouver leur dignité, oser prendre la parole dans l’espace public, se sentir reconnus et valorisés dans leur parentalité malgré leurs difficultés sociales.

Le colloque doit également favoriser le changement de regard des professionnels et des institutions sur les parents de milieu populaire.

Notre ambition pour l’école

Le projet vise, en s’appuyant sur l’expérience des parents et enfants connaissant la grande pauvreté, associée à celle des enseignants, de parents d’élèves d’autres origines sociales et de mouvements d’éducation populaire, à améliorer les pratiques d’enseignement de façon à permettre la réussite scolaire de tous. L’objectif est de répondre aux trois questions suivantes :

  • Comment rendre effectif le droit à l’éducation pour tous ?
  • Comment faire pour que chaque enfant puisse développer tous ses potentiels ?
  • Comment être ambitieux pour l’école, pour qu’à son tour elle puisse être ambitieuse pour tous les enfants et tous les jeunes ?

L’objectif du projet est d’établir une plateforme d’objectifs communs avec les syndicats d’enseignants, les fédérations de parents d’élèves, les mouvements pédagogiques et les mouvements d’éducation populaire en vue de l’amélioration des pratiques des enseignants.

Nouvelles solidarités, nouvelle société (84e session - 2009) Participation des personnes en situation de grandes pauvreté et d’exclusion

Malgré le déploiement de la protection sociale, l’aggravation des situations d’exclusion conduit à la précarisation croissante d’une part de la société. Quels sont donc ces « nouveaux risques sociaux » ? Qu’apprenons-nous à l’écoute de ceux qui éprouvent le regard d’une société qui veut les éloigner et s’éloigner d’eux ? Comprendre avec eux les causes des formes nouvelles d’exclusion, les distinguer de la pauvreté, c’est mesurer combien, au fil des époques, l’exclusion et le sentiment d’appartenance sont les fruits d’une vision de la société et des « modèles » qu’elle impose.

Pour la première fois de leur histoire centenaire les SSF ont décidé de faire participer massivement les personnes les plus pauvres, celles qui sont les plus concernées par les mécanismes de solidarité mais qui le plus souvent ne participent pas à l ’élaboration des politiques sociales qui les concernent. Une séance plénière devant 3 000 personnes a permis à des personnes en grande difficulté de dire leurs combats au quotidien. Le samedi après-midi, quatre ateliers (sur la famille, le logement, l’immigration et l’économie solidaire ) ont été préparés et animés par des personnes en situation d’exclusion.

 

 

 

Opéra en cité

A travers la découverte du chant lyrique, favoriser l’expression dans le respect mutuel, reconstruire l’estime de soi et renforcer les liens sociaux, notamment par la création artistique et la capacité de réalisation d’un spectacle.

Le projet propose 3 approches.

Une approche éducative qui cherche à développer la ponctualité, l’assiduité, la liberté (apprendre à s’exprimer devant le groupe, puis le quartier, enfin devant un public inconnu), l’expression et la maîtrise des émotions.

Une approche pédagogique qui vise à développer la capacité orale, l’expression corporelle, l’émergence des talents artistiques, la mémorisation, la concentration.
Une approche collective dont le but est de développer les capacités à s’exprimer devant les adultes et à être un élément moteur du groupe.

Parole d'exclus 2.0

Les jeunes de l’Université Populaire d’ATD Quart Monde réalisent chaque mois un petit journal papier qui explique ce qu’ils pensent de sujets tels que l’argent, l’amour, l’addiction, la pauvreté, l’exclusion…

Leur souhait a été de rendre plus visible leur parole en utilisant des outils numériques.

L’association ICI a donc accompagné ce groupe de jeunes ainsi que leurs volontaires permanents sur la découverte d’outils numériques, la mise en forme et la diffusion de leurs paroles.

Aujourd’hui, de nouveaux posters viennent s’ajouter aux précédents alors que le groupe n’est plus accompagné. Les compétences nécessaires ont été transmises au groupe afin qu’il soit autonome et continue l’aventure numérique.

Pièce de théâtre « L’Amour au ban »

Le premier but du projet est de sensibiliser, par le théâtre, l’opinion publique à la situation et aux difficultés des couples franco-étrangers en France.

Publication de l’ouvrage « Je ne savais plus quoi faire de ma peau »

Les personnes vivant à la rue, en amont du besoin de « toit », sont surtout en demande de lien social. Face au risque de voir les budgets publics se consacrer uniquement à « la mise à l’abri », l’idée a émergé de mettre en valeur le besoin de lien social à travers un recueil de témoignages.

Ce recueil a été réalisé à partir de l’interview d’une vingtaine de personnes qui vivent à la rue ou qui en sont sorties. Cet ouvrage de cent pages témoigne de la nécessité d’un accompagnement social et humain pour répondre à la violence de l’abandon, la perte de confiance, la précarité et la solitude.

Il a été symboliquement remis aux Pouvoirs Publics le 17 octobre 2009, journée du « refus de la misère ».

Publication de l’ouvrage « Refuse la misère avec Fetitsa »

Cet ouvrage destiné aux enfants de 4 à 6 ans s’inscrit dans une campagne plus large visant l’information et la sensibilisation des jeunes à la pauvreté et l’exclusion. Il s’agit d’un livret très illustré, en couleur, de 20 pages, qui aborde le sujet à partir d’expressions de jeunes enfants de milieux défavorisés.

Ce livre a pour objectif de permettre aux enfants de se rendre compte que la pauvreté est proche d’eux et que chacun peut, à son échelle, agir contre ce fléau.

Publication du livre « Plats d’existences »

A travers la cuisine, des femmes et des hommes se racontent. Ils livrent leurs histoires singulières et collectives. Des mots, de saveurs et des couleurs pour dire la vie. Une vie qui se révèle dans le Goût de l’Autre, dans la rencontre autour de Plats d’existences.

Réalisation du court-métrage « Tranche de Vie »

Ce projet a rassemblé des personnes mal-logées et sans domicile qui ont souhaité réaliser un film (fiction) sur le thème du mal-logement. Elles ont choisi de relater l’histoire d’une femme mal-logée qui se bat pour garder sa famille unie.

Le film permet de promouvoir une image différente des personnes vivant dans des conditions de mal-logement.

Il sensibilise aux conditions de vie dans les hôtels meublés, notamment grâce à l’organisation de projections. Il souhaite favoriser l’émergence d’une plus large mobilisation sur la question du mal-logement.

Ce film agit pour la promotion de l’action collective. Il a été présenté au Festival International du Film de Droits de l’Homme en mars 2011.

Recherche-action populaire « Améliorer nos pratiques des solidarités »

La recherche-action populaire vise l’amélioration de l’accueil et un meilleur accompagnement du public vivant la précarité, par la transformation en profondeur des pratiques et l’innovation. Elle s’organise sous forme d’ateliers de recherche-action, se déroulant au plus proche de la réalité du terrain.

Après une première partie de la recherche-action réalisée auprès des bénévoles, selon une méthodologie précise (observations, questionnement, analyse, expérimentations), une seconde phase propose d’expérimenter un travail collectif avec les personnes accueillies, qui deviendront à leur tour actrices du projet. Grâce à une approche qui permet une réelle prise de parole et une prise en compte des réflexions, les personnes vivant l’exclusion et la précarité apportent leur point de vue, leur analyse, leurs propositions.

Rencontre « Droit, citoyenneté, et fraternité » ou comment servir la fraternité par le droit

Permettre une rencontre de personnes en situation de précarité avec des représentants des professions juridiques, les échanges sur les sujets proposés permettant de trouver des actions à conduire

Rencontres Nationales de Participation citoyenne – Caen 2009 « Dire et Réagir ensemble, tous acteurs, tous citoyens sur nos lieux de vie »

Ces journées étaient conçues pour permettre le partage et la mutualisation des expériences.

Elles sont parties du constat que les personnes vivant dans la pauvreté ont une vraie capacité à exprimer leur avis, à prendre des initiatives, à faire des propositions et à être acteurs. Cette capacité d’agir s’exerce dans tous les domaines : social, familial, politique, culturel, …

Cette réalité est souvent méconnue des décideurs politiques et de ceux qui ne sont pas concernés par la pauvreté.

L’objectif principal était donc de donner la parole aux personnes confrontées à des situations économiques et sociales difficiles, voire extrêmes, de façon à rendre visible les initiatives et actions auxquelles elles prennent part.

Le second but était de réunir tous ceux qui font le pari de « l’action collective » et de « la co-construction ».

Séance en atelier du parlement 2011 des Entrepreneurs d’avenir sur le thème « Comment innover à partir des salariés considérés comme les moins qualifiés ? »

Cette séance en atelier a pour objectif de provoquer un débat entre des personnes en situation de précarité et des personnes du monde de l’entreprise à tous les échelons de la hiérarchie, quant au rôle actif dans l’innovation que peuvent jouer les salariés les moins qualifiés.

Déroulement de la séance :

  • Lancement avec notamment un “Texte introductif” dense, à voix multiples, sur le thème de l’atelier.
  • Saynète “L’emballage des poêles”, pour montrer comment se construit l’innovation sur une ligne de production.
  • Photos projetées, participation de la salle, sur les représentations de l’innovation en entreprise.
  • Approfondissement avec la salle, introduit par SEB (Tefal) et TAE : repères sur Partage, Confiance, Erreur.
  • Mini-ateliers dans la salle et échange collectif à 90 personnes.

Conclusions : flashs multiples de la salle, puis en quelques minutes par plusieurs chefs d’entreprise.

Séminaire européen « Justice et Droit de l’homme » Dialogue entre acteurs des droits de l’Homme (professionnels du droit, personnes en grande pauvreté et citoyens engagés)

« La misère est une violation des droits de l’homme »  (Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies sept 2012).

La  lutte contre la grande pauvreté et l’exclusion n’est pas affaire d’assistance mais d’accès aux droits fondamentaux (droit de vivre en famille, droit au logement, droit à l’éducation, à la formation et au travail, droit à la culture, accès à la justice..).

Pendant un an, partout en Europe, ont été récoltés des récits d’expériences  sur le respect ou non, sur l’effectivité ou non des droits fondamentaux des personnes vivant la grande pauvreté.

Ces récits, écrits par ou avec elles, ont montré  le gouffre qu’il y a entre le droit, son effectivité et l’incompréhension réciproque qui existe entre les très pauvres et les professionnels de la justice  chargés de faire respecter ces droits.

En avril 2014,  un séminaire « Justice et Droits de l’Homme »  a rassemblé soixante dix personnes venus de Belgique, d’Espagne, de France et des Pays Bas dont vingt cinq ayant l’expérience de la grande pauvreté.  Le but était de réfléchir, avec et à partir d’eux, à construire ensemble (professionnels du droit, personnes ayant l’expérience vécue de la grande pauvreté et citoyens solidaires) des pistes d’actions pour que la justice contribue davantage à ce que les droits fondamentaux deviennent réellement des droits pour tous.

Théâtre aux Amandiers

La finalité de ce projet est d’offrir un travail artistique de qualité, une pièce de théâtre, réalisé par des personnes vivant des situations d’exclusion et de grande pauvreté, dans un lieu prestigieux : le Théâtre des Amandiers.

L’art permet une confiance en soi, la reprise d’une dynamique de vie, il réveille la parole et « met en mouvement la vie de l’esprit ». Il crée un « plus-être ».

Ce projet porte plusieurs objectifs :

  • Permettre aux personnes de maintenir et de développer un lien avec la vie sociale, culturelle et artistique.
  • Leur permettre de se libérer de leur étiquette de personne en réinsertion, de s’intégrer à la vie de la cité et d’être pris en considération.
  • Développer des échanges artistiques et culturels entre le Cash et le Théâtres des Amandiers ;
  • Offrir l’accès aux œuvres, donc au texte, et favoriser l’aide à sa compréhension.

Universités populaires d’ATD Quart Monde

Les universités populaires d’ATD Quart Monde ont été créées en 1972. Ce sont des lieux de dialogues, d’échanges et de formation où se mêlent des personnes en situation de pauvreté et d’autres citoyens qui ne vivent pas cette situation mais veulent apprendre à lutter contre la misère avec ceux qui la vivent. De ces expériences et de ces rencontres naissent de nouvelles idées afin de mieux combattre les causes de la pauvreté.

Il existe des universités populaires d’ATD dans dix régions françaises, mais aussi en Belgique, en Suisse, en Espagne, au Canada, aux Pays-Bas et au Luxembourg.

Les universités populaires ont contribué à l’accession du mouvement au Conseil économique, social et environnemental.

Viva Utopia !

A partir du livre de Thomas More, L’Utopie, qui prône notamment la tolérance et la discipline au service de la liberté, à travers un monde imaginaire et merveilleux, le projet se propose de donner des moyens d’élaborer un avenir pour soi et les autres, à travers une expression individuelle et collective.

Viva Utopia ! a pour but de :

  • Favoriser et valoriser la parole et la sensibilité de chacun, grâce à l’élaboration d’un projet culturel et artistique commun avec l’exigence d’une création de qualité qui sera diffusée le plus largement possible.
  • Ouvrir de nouveaux champs culturels et artistiques à des personnes en situation d’exclusion qui ont rarement accès aux institutions culturelles.
  • Favoriser l’accès à l’autonomie par l’acquisition de savoirs culturels et techniques, de savoir-faire et savoir-être qui faciliteront l’insertion sociale et professionnelle.

http://www.pulsart.org/2_vivautopia.htm

Rassemblement de colocations solidaires sur le theme du vivre ensemble

Le rassemblement  vise à réunir toutes les personnes engagées dans la Maison de Marthe et Marie (anciennes, actuelles et futures colocataires des trois maisons; membres du conseil d’administration ; salariées et bénévoles) pour un weekend. Il  a pour but de développer le projet de l’association après 5 années d’existence en essayant de répondre au mieux aux besoins des femmes enceintes accueillies et de leurs nouveau-nés. Des ateliers sur différents thèmes permettent des espaces de dialogue.

Cette rencontre a aussi pour but de partager des moments ludiques et festifs tous ensemble dans une ambiance familiale.

Journal « Et Ma Parole ! »

Et Ma Parole ! est un journal/blog écrit par les personnes hébergées et accueillies dans les centres Emmaüs Solidarité.

Il est partie intégrante de la mission « Emploi et cyber-espace », qui a pour objectif de rompre la fracture numérique.

Tous les numéros de “Et Ma Parole !” sont accessibles ici.

Les balades solidaires

L’alternative urbaine, entreprise de tourisme solidaire, propose parmi ses activités des balades citadines animées par des chômeurs ou des personnes sans abris et éloignées de l’emploi.

L’objectif est de remobiliser et de favoriser la réinsertion par le travail avec comme support pédagogique la découverte d’un Paris insolite et authentique.

Journal « Oh Cités ! Citoyons ! »

Le journal « Oh Cités ! Citoyons ! » est une revue de 4 pages publiée deux fois par an et rédigée par les acteurs de l’association Cités du Secours catholique (résidents, bénévoles, salariés…).

Tous ces acteurs sont partie prenante de la revue. Les rédacteurs y abordent des sujets de société, l’actualité et les engagements citoyens des participants. Ils reviennent sur les évènements festifs de l’association et font également découvrir les talents artistiques de ses membres.

Aide à la complémentaire santé

A la demande de personnes en situation de grande précarité engagées dans le Mouvement ATD Quart Monde et avec elles, une recherche-action a été lancée en Lorraine en 2009 afin de créer un contrat de garantie santé et prévoyance qui réponde le mieux possible à leurs besoins. Les personnes en situation de pauvreté ont notamment défini le “panier de soins” adéquat à leurs besoins.

A partir de cette première démarche régionale, une réflexion s’est engagée pour la généraliser à toute la France. En juin 2013, la création de l’Association pour l’accès à la Complémentaire Santé des populations en Précarité (ACS-P) a permis, au travers d’une association nationale, de proposer un contrat santé et prévoyance inspiré de ce modèle. Cette nouvelle forme d’aide est ainsi née de la mobilisation et de la consultation des citoyens en situation de précarité et de pauvreté, ce qui est rare.

Journal Les Voix-Zines

Les Voix-Zines est un journal fondé en 2012 par l’association Du Côté des Femmes. Il s’inscrit dans le cadre du projet « Femmes, médias, banlieues » du Val d’Oise. L’objectif est de faire découvrir à des femmes des quartiers populaires le monde des médias et d’interroger le milieu des journalistes sur leurs représentations des femmes et de la banlieue.  Le but est de créer un média, d’exprimer un point de vue et surtout de permettre à ces femmes de devenir de véritables actrices de l’information et de véritables citoyennes.

Deux numéros sortent chaque année. Ils sont tirés entre 220 et 400 exemplaires et disponibles sur le net en format PDF.

L’ensemble des publications sont consultables à cette adresse: http://www.ducotedesfemmes.asso.fr/femmes-culture-citoyennete/les-voix-zines-le-journal/

Les Parlements libres des jeunes

Les Parlements libres des jeunes ont pour objectif de mettre en avant les préoccupations des jeunes adultes de 18 à 30 ans (questionnement économique, questionnement sur les discriminations) vivant en milieu populaire ou rural, avec ou sans qualifications. Tous peuvent s’exprimer lors d’assemblées annuelles pour mieux construire la société de demain.

Ces rencontres permettent à chacun de ces jeunes adultes de faire entendre leurs colères, leurs espoirs ou leurs rêves. C’est également l’occasion pour eux de s’unir, d’avoir confiance en leurs capacités et de s’organiser collectivement pour améliorer leurs conditions de vie et leur accès au monde du travail.

Marche pour la dignité et contre la pauvreté en Île-de-France

Cette marche est un évènement festif et joyeux qui a pour but d’unir et de mobiliser les personnes en situation de précarité et les personnes qui y sont sensibles dans une démarche militante citoyenne. Cela afin d’interpeller l’opinion et les pouvoirs publics (préfecture, ministère du logement, ministère du travail, élus…) sur les situations précaires d’accès au logement, d’accès au travail ou encore d’accueil des migrants sans-papiers.

Les organisateurs invitent tout citoyen (homme ou femme politique compris) à les rejoindre lors de ces marches

Le Café de l’Atelier

Le « Café de l’Atelier » est un lieu ouvert par l’association “Atelier coopératif et citoyen” en plein vieux Vannes afin d’échanger et de décider la mise en place de différentes coopérations entre, d’une part, des personnes vivant diverses formes de solitude liées à leur situation de précarité ou de souffrance psychique et, d’autre part, des citoyens intégrés dans la vie de la cité.

Le café est un lieu convivial où les personnes – au nombre d’une bonne vingtaine en moyenne – se retrouvent deux fois par semaine. Chacun peut venir proposer des actions solidaires : elles sont mises en place ensemble et les décisions sont prises collectivement afin d’établir un échange et d’apprendre les uns des autres. Un grand tableau permet de recenser les propositions faites.

Le café sert aussi de lieu de formation : une première a été organisée sur l’accueil en juin 2015, une autre sur la co-responsabilité en novembre 2015. Différents thèmes de débat sont aussi abordés : la relation à l’alcool, les rapports homme-femmes. Tout cela contribue à l’expression des personnes les plus vulnérables et à leur construction citoyenne.

Territoires zéro chômeur de longue durée

Ce projet a pour but de proposer à tout chômeur de longue durée qui le souhaite un emploi à durée indéterminée, rémunéré au SMIC et adapté à ses compétences, sans surcoût pour la collectivité. Des travaux utiles et innovants pourraient voir le jour dans les services à la personne, les services aux entreprises, l’accueil et l’entretien par exemple.

Une phase essentielle du projet réside dans les entretiens avec les demandeurs d’emploi : des centaines ont eu lieu pour connaître leurs motivations, leurs désirs, leurs savoir-faire, leurs compétences… et concevoir à partir de là des emplois adaptés aux besoins du territoire. L’expression des chômeurs de longue durée est ainsi stimulée, encouragée, structurée… pour bâtir de l’innovation et du développement économiques.

L’école de la réussite pour tous

L’école de la réussite pour tous est un projet de rapport d’avis du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE), destiné à apporter des préconisations pour un cadre scolaire plus juste, égal et avec une plus grande considération de ses acteurs. Des rencontres ont été organisées afin de consulter les expériences et avis des différents acteurs de l’école (élèves, parents, professeurs…).

Des personnes en situation de grande pauvreté et d’exclusion ont notamment été interrogées afin de mieux comprendre leurs préoccupations et demandes vis-à-vis de l’école.

Au final, quatre thèmes de préconisations ont été retenus : “Une école plus inclusive pour tous”, “Faire de l’école un lieu social”, “Utiliser des pratiques pédagogiques innovantes” et “Un renforcement de la formation pédagogique”. L’essentiel de ce travail s’est donc basé sur l’expression des personnes en situation de grande pauvreté et d’exclusion.

Film documentaire A l'air libre

Rares sont les voix qui s’élèvent, par delà les haut murs des prisons, pour témoigner des conditions de vie, de travail, de prise en charge sanitaire et sociale, du quotidien des personnes détenues.

A l’air libre donne la parole à quelques uns de ceux qui n’ont pas pour habitude de la prendre, et questionne par la même occasion le spectateur sur la place que la société accorde à l’expression de ceux d’entre nous qui sont passés par la case prison : une parole le plus souvent socialement disqualifiée. Une parole de « détenus » qui est d’autant plus écoutée qu’elle est délivrée dans un environnement « neutre », loin des murs et des barreaux des prisons qui provoque souvent sa mise à distance, son inaudibilité.

Site internet du film : http://alairlibre-lefilm.com

Magazine Vidéo parolederoms.fr

Le magazine vidéo “Parole de Roms” est diffusé à intervalles réguliers sur internet (blog parolederoms.fr, page facebook, chaîne YouTube) et lors projections publiques.

Il a pour objectif de:

– Favoriser la découverte mutuelle entre Français et Roms vivant dans le Nord et le Pas-de-Calais.

– Valoriser les rencontres culturelles franco-roms dans le Nord et le Pas-de-Calais.

– Contribuer à faire émerger une “parole de Roms” sur des sujets d’actualité concernant ces populations et/ou sur des sujets de société.

Les magazines sont composés de deux grandes séquences.

  • Un temps d’expression de Roms choisis sur base de volontariat, sur un sujet les concernant ou un fait de l’actualité régionale ou nationale: Interviews de terrain ou en plateau.
  • Un reportage sur une initiative culturelle franco-rom  ou un événement d’actualité rassemblant des Français et des Roms : compte-rendu et interviews axés sur les motivations des uns et des autres.

Donner la parole aux personnes ayant connu la rue

Dans les colocations solidaires Lazare, vivent ensemble des personnes qui étaient sans domicile fixe et des jeunes professionnels.

Le projet donne la parole aux personnes accueillies au sein des colocations pour qu’elles puissent mettre des mots sur leur parcours de vie :

  • ce qui les a amenées à la rue ;
  • ce qui leur a permis de retrouver un logement ;
  • leurs sentiments sur leur vie en colocation Lazare ;
  • leurs projets pour l’avenir.

Séminaire sur l'épistémologie des recherches participatives et en croisement des savoirs et des pratiques avec des personnes en situation de pauvreté

  1. Etude critique des démarches participatives et en croisement des savoirs et des pratiques avec des personnes en situation de pauvreté,  interrogeant

les conditions qui garantissent l’autonomie et la réciprocité des différents savoirs

la co-production

la rigueur des démarches et des résultats

  1. Définition et qualification du savoir d’expérience des personnes en situation de précarité et de pauvreté et sa plus-value dans la co-construction avec les différents savoirs

Les étapes de l’étude ont été :

  • définition des problématiques à partir de trois recherches participatives et en croisement des savoirs impliquant des personnes en situation de précarité et pauvreté
  • intervention des personnes en situation de pauvreté sur la construction de leur propre savoir (à partir d’un travail collectif avec leurs pairs ayant participé à des co-formations avec des professionnels)
  • 4 interventions de chercheurs et professionnels sur les problématiques énoncées
  • co-écriture d’un appel – argumentaire pour développer les recherches participatives en croisement des savoirs et créer un espace collaboratif permanent