Depuis 2002, le Collectif Les Morts de la rue organise un hommage annuel à Paris (entre le mois de mars et le mois de juin selon les années) afin d’honorer la mémoire de centaines de personnes décédées dans la rue, parfois de façon anonyme. L’atmosphère d’un cimetière est recréée, dans la mesure où des rangées de tapis verts, précédés de pots de fleurs et d’étiquettes portant un nom et une date de décès, sont installés en face d’une estrade. Le but de cet évènement est d’alerter l’opinion publique et, ce faisant, d’éviter la déshumanisation des défunts en leur offrant une sépulture symbolique. L’hommage comprend, outre les déambulations des passants, des discours, des lectures de poèmes et des ateliers d’écriture.

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Situé au cœur d’un quartier populaire de Poitiers, le centre socioculturel des Trois-Cités expérimente depuis 2014 un projet visant à développer le « pouvoir d’agir » des habitants. Une démarche originale qui permet aux personnes qui sont le plus en difficultés de participer à la co-construction de solutions aux problèmes qu’elles ont elles-mêmes identifiés. La réalisation d’une vidéo de témoignages sur les difficultés de communication entre habitants et travailleurs sociaux a permis à chacun de se connaître et de mieux comprendre les attentes mutuelles. 

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Les jeunes de l’Université Populaire d’ATD Quart Monde réalisent chaque mois un petit journal papier qui explique ce qu’ils pensent de sujets tels que l’argent, l’amour, l’addiction, la pauvreté, l’exclusion… Leur souhait a été de rendre plus visible leur parole en utilisant des outils numériques. L’association ICI a donc accompagné ce groupe de jeunes ainsi que leurs volontaires permanents sur la découverte d’outils numériques, la mise en forme et la diffusion de leurs paroles. Aujourd’hui, de nouveaux posters viennent s’ajouter aux précédents alors que le groupe n’est plus accompagné. Les compétences nécessaires ont été transmises au groupe afin qu’il soit autonome et continue l’aventure numérique.

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Malgré le déploiement de la protection sociale, l’aggravation des situations d’exclusion conduit à la précarisation croissante d’une part de la société. Quels sont donc ces « nouveaux risques sociaux » ? Qu’apprenons-nous à l’écoute de ceux qui éprouvent le regard d’une société qui veut les éloigner et s’éloigner d’eux ? Comprendre avec eux les causes des formes nouvelles d’exclusion, les distinguer de la pauvreté, c’est mesurer combien, au fil des époques, l’exclusion et le sentiment d’appartenance sont les fruits d’une vision de la société et des « modèles » qu’elle impose.

Pour la première fois de leur histoire centenaire les SSF ont décidé de faire participer massivement les personnes les plus pauvres, celles qui sont les plus concernées par les mécanismes de solidarité mais qui le plus souvent ne participent pas à l ’élaboration des politiques sociales qui les concernent. Une séance plénière devant 3 000 personnes a permis à des personnes en grande difficulté de dire leurs combats au quotidien. Le samedi après-midi, quatre ateliers (sur la famille, le logement, l’immigration et l’économie solidaire ) ont été préparés et animés par des personnes en situation d’exclusion.

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Non seulement il s’agit de regarder l’avenir à long terme, mais d’inventer, migrants et citoyens du pays d’installation, une culture commune, cette culture de la fraternité, qu’évoque Benoît XVI dans sa lettre pour la Journée des Migrants : « La fraternité humaine est l’expérience, parfois surprenante, d’une relation qui rapproche, d’un lien profond avec l’autre, différent de moi, fondé sur le simple fait d’être des hommes ». Comme en 2009 pour la session sur « Les nouvelles solidarités », les Semaines sociales de France ont décidé que les débats ne porteraient pas « sur les migrants », mais « avec les migrants ».

Il ne convient pas seulement de réfléchir à l’avenir des migrants dans notre pays, mais à son avenir avec ses migrants, dans un monde de demain marqué par l’accroissement des échanges, et par l’importance « d’appartenances ouvertes » fondées sur une culture propre et accueillante à une culture étrangère. La session donne largement la parole aux personnes issues de l’immigration, afin de mieux comprendre leurs parcours et leurs situations. Cela est en effet indispensable pour mettre fin aux préjugés, appréhender de façon sereine cette question des migrations et réaliser la richesse que constitue pour une société la diversité des profils et des cultures.

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Le Collectif vise à générer les conditions nécessaires à ce que chacun puisse vivre dignement sans pauvreté en Rhône-Alpes et à obtenir des changements, notamment dans les politiques publiques locales, à travers la mobilisation collective du plus grand nombre. Après la marche régionale de l’été 2010 et la rédaction d’un Livre blanc, porteur de propositions et de revendications ciblant des causes de la pauvreté dans la société, une nouvelle marche a été organisée en 2011. Son slogan était « pour tous, la garantie d’un revenu stable, un logement choisi et décent, l’égalité d’accès aux soins ».

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Le fossé de l’accès aux télécoms, qui se manifeste à la fois dans une moins bonne connaissance des outils numériques et dans le sous-équipement des foyers, ne cesse de se creuser. Or, subir ce fossé c’est s’éloigner plus encore du marché du travail, distendre les liens sociaux et avoir une possibilité de s’informer nettement restreinte.

Dans la continuité de la réflexion engagée avec des partenaires autour des solutions locales et des orientations nationales qui pouvaient être mises en place pour encourager l’accès et la maîtrise des nouvelles technologies, l’Agence nouvelle des solidarités actives (ANSA) a souhaité consulter directement les utilisateurs à petits revenus. Car analyser les besoins pour rendre les télécoms accessibles à tous sans écouter les premiers concernés par la “fracture numérique” serait non seulement absurde mais également inefficace. L’objectif étant d’appuyer les pouvoirs publics et les opérateurs dans le développement de solutions innovantes pour répondre au mieux aux besoins des usagers.

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Désireux de promouvoir la justice sociale, le Secours Catholique a engagé un plaidoyer national de lutte contre les préjugés dont sont victimes les personnes en précarité. À l’occasion des élections de 2017, la Délégation du Var a mené dans ce cadre un projet pour mettre en place localement des groupes réunissant des personnes en précarité et des membres du réseau du Secours Catholique.

Il s’agissait ainsi de favoriser des espaces de rencontres et d’échanges afin que les populations en difficultés (re)deviennent des acteurs de la vie sociale collective et puissent extérioriser leurs ressentis et se faire entendre. Cela passe notamment par la création d’outils artistiques tels que le photolangage (méthode de communication au moyen de photos facilitant la parole sur un sujet donné) et un spectacle de clown théâtre, ainsi que par la relance d’outils existants comme une exposition d’art plastique ou un théâtre forum.

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Le colloque s’est tenu sous forme de quatre séances : des échanges d’expériences sur les formes d’exclusion dans les différents pays, les innovations dans la lutte contre l’exclusion, les processus dans la disqualification sociale et l’inclusion, les politiques et la lutte contre l’exclusion. Il avait pour but de mutualiser les expériences de lutte contre l’exclusion pour agir autrement. Pour cela, l’équipe de préparation a voulu mettre en valeur des formes nouvelles de lutte contre l’exclusion et créer un réseau d’échanges et de savoir. Enfin, elle a souhaité impulser une nouvelle réflexion sur l’évolution des politiques publiques. L’aspect primordial de ce colloque était de permettre à des personnes vivant ou ayant vécu des situations d’exclusion de participer à la réflexion et à l’élaboration du contenu du colloque et de prendre la parole en tant qu’intervenantes, au même titre que des chercheurs, des travailleurs sociaux ou des politiques.

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Cause commune est une démarche de mobilisation et de regroupement d’habitants de quartiers populaires pour qu’ils agissent ensemble en vue de l’amélioration de leurs conditions d’existence et celles de leurs concitoyens.

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