Le « Café de l’Atelier » est un lieu ouvert par l’association “Atelier coopératif et citoyen” en plein vieux Vannes afin d’échanger et de décider la mise en place de différentes coopérations entre, d’une part, des personnes vivant diverses formes de solitude liées à leur situation de précarité ou de souffrance psychique et, d’autre part, des citoyens intégrés dans la vie de la cité.

Le café est un lieu convivial où les personnes – au nombre d’une bonne vingtaine en moyenne – se retrouvent deux fois par semaine. Chacun peut venir proposer des actions solidaires : elles sont mises en place ensemble et les décisions sont prises collectivement afin d’établir un échange et d’apprendre les uns des autres. Un grand tableau permet de recenser les propositions faites.

Le café sert aussi de lieu de formation : une première a été organisée sur l’accueil en juin 2015, une autre sur la co-responsabilité en novembre 2015. Différents thèmes de débat sont aussi abordés : la relation à l’alcool, les rapports homme-femmes. Tout cela contribue à l’expression des personnes les plus vulnérables et à leur construction citoyenne.

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Les Parlements libres des jeunes ont pour objectif de mettre en avant les préoccupations des jeunes adultes de 18 à 30 ans (questionnement économique, questionnement sur les discriminations) vivant en milieu populaire ou rural, avec ou sans qualifications. Tous peuvent s’exprimer lors d’assemblées annuelles pour mieux construire la société de demain.

Ces rencontres permettent à chacun de ces jeunes adultes de faire entendre leurs colères, leurs espoirs ou leurs rêves. C’est également l’occasion pour eux de s’unir, d’avoir confiance en leurs capacités et de s’organiser collectivement pour améliorer leurs conditions de vie et leur accès au monde du travail.

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A la demande de personnes en situation de grande précarité engagées dans le Mouvement ATD Quart Monde et avec elles, une recherche-action a été lancée en Lorraine en 2009 afin de créer un contrat de garantie santé et prévoyance qui réponde le mieux possible à leurs besoins. Les personnes en situation de pauvreté ont notamment défini le “panier de soins” adéquat à leurs besoins. A partir de cette première démarche régionale, une réflexion s’est engagée pour la généraliser à toute la France.

En juin 2013, la création de l’Association pour l’accès à la Complémentaire Santé des populations en Précarité (ACS-P) a permis, au travers d’une association nationale, de proposer un contrat santé et prévoyance inspiré de ce modèle. Cette nouvelle forme d’aide est ainsi née de la mobilisation et de la consultation des citoyens en situation de précarité et de pauvreté, ce qui est rare.

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L’Atelier est un groupe de personnes ayant connu la vie à la rue qui part rencontrer d’autres personnes ayant des expériences similaires autour de l’accompagnement du deuil et de la dignité des funérailles pour échanger sur les pratiques et s’enrichir mutuellement.

Le but est de donner la possibilité à un groupe de personnes de prendre en charge la préparation d’un projet collectif, de développer la prise de responsabilités et de parole, de partager des expériences et recevoir celles des autres, de rédiger un compte rendu de l’expérience pour le rendre utile à d’autres et de soutenir les associations et collectifs sur le terrain.

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« La misère est une violation des droits de l’homme »  (Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies sept 2012). La  lutte contre la grande pauvreté et l’exclusion n’est pas affaire d’assistance mais d’accès aux droits fondamentaux (droit de vivre en famille, droit au logement, droit à l’éducation, à la formation et au travail, droit à la culture, accès à la justice…). Pendant un an, partout en Europe, ont été récoltés des récits d’expériences sur le respect ou non, sur l’effectivité ou non des droits fondamentaux des personnes vivant la grande pauvreté. Ces récits, écrits par ou avec elles, ont montré  le gouffre qu’il y a entre le droit, son effectivité et l’incompréhension réciproque qui existe entre les très pauvres et les professionnels de la justice  chargés de faire respecter ces droits.

En avril 2014, un séminaire « Justice et Droits de l’Homme » a rassemblé soixante-dix personnes venues de Belgique, d’Espagne, de France et des Pays-Bas dont vingt cinq ayant l’expérience de la grande pauvreté. Le but était de réfléchir, avec et à partir d’eux, à construire ensemble (professionnels du droit, personnes ayant l’expérience vécue de la grande pauvreté et citoyens solidaires) des pistes d’actions pour que la justice contribue davantage à ce que les droits fondamentaux deviennent réellement des droits pour tous.

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Ces journées étaient conçues pour permettre le partage et la mutualisation des expériences. Elles sont parties du constat que les personnes vivant dans la pauvreté ont une vraie capacité à exprimer leur avis, à prendre des initiatives, à faire des propositions et à être acteurs. Cette capacité d’agir s’exerce dans tous les domaines : social, familial, politique, culturel… Cette réalité est souvent méconnue des décideurs politiques et de ceux qui ne sont pas concernés par la pauvreté.

L’objectif principal était donc de donner la parole aux personnes confrontées à des situations économiques et sociales difficiles, voire extrêmes, de façon à rendre visible les initiatives et actions auxquelles elles prennent part. Le second but était de réunir tous ceux qui font le pari de « l’action collective » et de « la co-construction ».

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Permettre une rencontre de personnes en situation de précarité avec des représentants des professions juridiques, les échanges sur les sujets proposés permettant de trouver des actions à conduire.

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La recherche-action populaire vise l’amélioration de l’accueil et un meilleur accompagnement du public vivant la précarité, par la transformation en profondeur des pratiques et l’innovation. Elle s’organise sous forme d’ateliers de recherche-action, se déroulant au plus proche de la réalité du terrain.

Après une première partie de la recherche-action réalisée auprès des bénévoles, selon une méthodologie précise (observations, questionnement, analyse, expérimentations), une seconde phase propose d’expérimenter un travail collectif avec les personnes accueillies, qui deviendront à leur tour actrices du projet. Grâce à une approche qui permet une réelle prise de parole et une prise en compte des réflexions, les personnes vivant l’exclusion et la précarité apportent leur point de vue, leur analyse, leurs propositions.

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Depuis 2002, le Collectif Les Morts de la rue organise un hommage annuel à Paris (entre le mois de mars et le mois de juin selon les années) afin d’honorer la mémoire de centaines de personnes décédées dans la rue, parfois de façon anonyme. L’atmosphère d’un cimetière est recréée, dans la mesure où des rangées de tapis verts, précédés de pots de fleurs et d’étiquettes portant un nom et une date de décès, sont installés en face d’une estrade. Le but de cet évènement est d’alerter l’opinion publique et, ce faisant, d’éviter la déshumanisation des défunts en leur offrant une sépulture symbolique. L’hommage comprend, outre les déambulations des passants, des discours, des lectures de poèmes et des ateliers d’écriture.

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Situé au cœur d’un quartier populaire de Poitiers, le centre socioculturel des Trois-Cités expérimente depuis 2014 un projet visant à développer le « pouvoir d’agir » des habitants. Une démarche originale qui permet aux personnes qui sont le plus en difficultés de participer à la co-construction de solutions aux problèmes qu’elles ont elles-mêmes identifiés. La réalisation d’une vidéo de témoignages sur les difficultés de communication entre habitants et travailleurs sociaux a permis à chacun de se connaître et de mieux comprendre les attentes mutuelles. 

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